Chronique d’une mort programmée – I

Ils sont arrivés un matin de la fin du mois d’août 2009 et ils se sont mis à l‘œuvre, conformément à ce que l’on attendait d’eux. Certains parmi les villageois ont peut-être compris tout de suite, mais la plupart sont restés bouche bée et les bras ballants, incapables de réagir. D’autres, quelques notables locaux, étaient forcément informés. En quelques semaines, deux mois à peine, la rivière allait disparaître, ensevelie sous un mur de gabion à triple niveau, large d’un mètre, grossièrement endiguée. Le cours d’eau vital, l’artère centrale du village était désormais scellée, interdite et serait bientôt asséchée à l’abri des regards.

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